Le Dinamo Zagreb est-il vraiment un adversaire facile pour Benfica ?

Le verdict est tombé : Benfica affrontera le Dinamo Zagreb en huitième de finale de la Ligue Europa. Avec ce tirage, les portugais évitent le pire et certains grands favoris de la compétition comme Chelsea, Naples ou Arsenal. Mais le leader du championnat croate est-il vraiment un adversaire facile pour Benfica ?

Le verdict est tombé : Benfica affrontera le Dinamo Zagreb en huitièmes de finale de la Ligue Europa. Avec ce tirage, les portugais évitent le pire et certains grands favoris de la compétition comme Chelsea, Naples ou Arsenal. Mais le leader du championnat croate est-il vraiment un adversaire facile pour Benfica ?

Zoom sur la saison du Dinamo Zagreb, réalisé grâce aux précieuses informations de Cédric Maiore, propriétaire des comptes Facebook et Twitter @footcroate.

Une atmosphère positive retrouvée

L’arrivée de l’ancien milieu de terrain international croate Nenad Bjelica à la tête du Dinamo en fin de saison 2017-2018 a eu un impact très positif sur le club. A la mi-saison, le Dinamo Zagreb est très largement leader du championnat croate avec 13 points d’avance sur le second et 17 victoires en 21 matchs.

En Europa League, le Dinamo a terminé premier d’un groupe plutôt relevé devant Fenerbahçe, le Spartak Trnava et Anderlecht. Avec 14 points sur 18 possibles, le leader croate s’est tranquillement qualifié pour les seizièmes de finale.
Après un match compliqué en République Tchèque et une défaite 2-1 face à Plzen, les croates se sont très largement imposés au retour, sur un score de 3-0 à domicile et ont donc obtenu leurs billets pour les huitièmes de finale.

Ces bons résultats ont permis au club de retrouver une ambiance positive qui s’était complètement perdue sur ces dernières années. L’équipe vit très bien, et ça se ressent sur, et en dehors du terrain. En effet, le stade Maksimir est de nouveau rempli lors des grands rendez-vous, et les ultras du Dinamo, les Bad Blue Boys sont de retour dans les tribunes pour soutenir leur équipe dans cette superbe saison.

Les croates n’auront rien à perdre

S’il n’avait plus atteint ce stade de la compétition depuis les années 1970, le Dinamo Zagreb se présente comme un outsider pour cette double confrontation contre Benfica.

Passer le premier tour d’une coupe d’Europe était l’objectif du club depuis des années. Maintenant que c’est chose faite, les croates n’ont plus rien à perdre et joueront probablement ces huitièmes de finale sans pression.

Une équipe collective qui aime avoir le ballon

La force du Dinamo Zagreb cette saison, c’est le collectif. Au delà de mettre en avant les quelques individualités de l’équipe, l’entraîneur croate Nenad Bjelica a réussi à unir ses joueurs autour d’un collectif minutieusement rodé. L’équipe du Dinamo est particulièrement à l’aise quand elle est en possession du ballon, parce qu’elle a l’habitude de se retrouver dans cette situation en championnat. Elle est cependant mise en difficulté lorsqu’elle n’arrive pas à imposer son jeu.

Si la réussite du Dinamo est basée sur son collectif, certains joueurs parviennent à se démarquer par leur talent.

Dani Olmo, l’homme à surveiller

A seulement 20 ans, Dani Olmo est probablement le meilleur joueur de cette équipe croate. Positionné en numéro dix ou sur un côté, le jeune espagnol ayant la particularité d’être passé par l’Espanyol et par le FC Barcelone au cours de sa formation est l’atout technique du Dinamo. Sa qualité de passe et sa vision du jeu font de lui le maître à jouer des croates, et le principal danger pour Benfica.
Avec Izet Hajrović et Bruno Petkovic, Dani Olmo forme une triplette efficace et particulièrement dangereuse.

Benfica est malgré tout largement favori

Les bookmakers sont unanimes, le Dinamo Zagreb a peu de chances de se qualifier face à ce Benfica impressionnant depuis l’arrivée de Bruno Lage début janvier. Si tout le monde est d’accord pour dire que Benfica a évité le pire en tirant au sort le Dinamo Zagreb, il est évident qu’il faudra rester vigilant et ne pas prendre cet adversaire de haut.

Alexandre Ribeiro