Le Boavista traverse la période la plus sombre de son histoire. Incapable de honorer ses engagements financiers auprès de ses créanciers, le club du Bessa a officiellement interrompu son activité en ce mois de janvier, conséquence directe de graves difficultés économiques accumulées au fil des dernières années.
Selon les informations disponibles, le Boavista devait déposer une mensualité obligatoire avant le 10 de chaque mois, un montant qui s’élevait à près de 96 000 euros, dans le cadre du plan défini par le Tribunal de Commerce de Vila Nova de Gaia. Après avoir déjà peiné à réunir les fonds en décembre, le club n’a cette fois pas été en mesure de respecter l’échéance de janvier, ce qui a entraîné l’arrêt de son activité sportive en tant que club.
Cette chute est d’autant plus brutale que le Boavista évoluait encore en Primeira Liga la saison passée. Miné par des interdictions de recrutement imposées par la FIFA, le club n’a jamais réussi à se relever sportivement ni financièrement, voyant sa marge de manœuvre se réduire inexorablement.
Le club tente de rassurer ses socios
Face à l’émotion et à l’inquiétude suscitées par cette annonce, la direction du Boavista a publié un communiqué officiel, reconnaissant l’échec du paiement d’une échéance de 149 680 euros, tout en affirmant que la situation, bien que grave, n’est pas irréversible.
La direction souligne que les difficultés actuelles sont le fruit d’un lourd héritage financier et assure travailler activement à la recherche de solutions. Des négociations seraient en cours avec des investisseurs potentiels, parallèlement à des contacts permanents avec des entités publiques et sportives, afin de garantir la viabilité économique et sportive du club à moyen et long terme.
Un appel à l’unité pour sauver le Boavista
Dans ce contexte critique, les dirigeants ont lancé un appel clair à la mobilisation des socios et des supporters, insistant sur l’importance de l’unité pour éviter un scénario de fermeture définitive. Si l’avenir immédiat reste incertain, le message se veut porteur d’espoir : le Boavista, monument du football portugais, lutte encore pour sa survie.
Reste désormais à savoir si les promesses de nouveaux investissements et de restructuration pourront se concrétiser à temps pour éviter que ce coup d’arrêt ne devienne un point final.
Alexandre Ribeiro a lancé le site Trivela.fr en 2019 et le dirige aujourd’hui aux côtés de ses collaborateurs. Passionné par le football portugais dans son ensemble, et notamment par l’équipe nationale portugaise, c’est avec toute son énergie et son implication qu’il fait vivre ce média de façon quotidienne.




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