Selon le sélectionneur du Portugal, « l’énergie de Diogo Jota » accompagne encore la Seleção

Portugal Diogo Jota

Plus de six mois après le drame, le souvenir de Diogo Jota reste profondément ancré au cœur de la sélection du Portugal. Roberto Martínez ne le cache pas : à l’approche de la Coupe du Monde 2026, l’ancien attaquant continue d’habiter le groupe. Par la mémoire, par les symboles, et par cette « énergie » invisible à laquelle le sélectionneur national dit croire intimement.

« Nous sommes 26+1 »

Interrogé par l’agence Lusa, le technicien espagnol est revenu avec émotion sur la nuit où il a appris la disparition de Diogo Jota, décédé à l’âge de 28 ans dans un accident de la route, aux côtés de son frère André Silva, le 3 juillet 2025 en Espagne. En déplacement pour le Mondial des clubs, Martínez se souvient d’un instant irréel, presque impossible à accepter. Le choc fut brutal, silencieux, laissant place à une sidération totale face à l’injustice de la nouvelle.

Un mois plus tôt, à Munich, Diogo Jota disputait sans le savoir ses dernières minutes sous le maillot de la Seleção. Entré en jeu lors de la finale de la Ligue des Nations face à l’Espagne, il avait participé au sacre portugais, un dernier moment de gloire avec l’équipe nationale. Quelques minutes seulement, mais une trace indélébile.

Depuis, pour Roberto Martínez, quelque chose a changé. Le groupe s’est soudé autour de cette absence. « Nous sommes 26 + 1», confie-t-il, convaincu que la réaction mondiale à la disparition de Jota a donné une force nouvelle à la sélection. Une tragédie impossible à expliquer rationnellement, mais qui a renforcé l’identité collective.

Les symboles n’ont d’ailleurs pas tardé à apparaître. En septembre, lors du premier match après le drame, le Portugal s’impose 5-0 en Arménie pour lancer sa qualification au Mondial 2026. L’un des buts est inscrit à la 21e minute, le numéro de Diogo Jota, par Cristiano Ronaldo. Un signe, pour beaucoup.

Quelques semaines plus tard, à Alvalade, Ruben Neves, son meilleur ami, marque son tout premier but en sélection lors du temps additionnel face à l’Irlande, en portant lui aussi le numéro 21.

« Des choses qu’on ne peut pas expliquer »

Pour Martínez, ces moments ne relèvent pas du hasard. Homme de foi, il assume croire à ces messages silencieux, à cette présence intangible qui accompagne la Seleção dans son chemin vers l’Amérique du Nord. « Il y a des choses que l’on ne peut pas expliquer », répète-t-il, convaincu que Diogo Jota continue d’être là, d’une autre manière.

Alors que Roberto Martínez célèbre ses trois ans à la tête du Portugal, avec une Ligue des Nations remportée, des records battus et une dynamique positive, un objectif domine désormais : le Mondial 2026. Et dans cette quête, la mémoire de Diogo Jota demeure un moteur émotionnel puissant, une force invisible qui unit le groupe et nourrit l’espoir. Plus qu’un hommage, une promesse silencieuse : conquérir ensemble, avec lui.

Crédit photo :  Thomas Eisenhuth/Getty Images