L’actuel entraîneur du Sporting Portugal entame sa troisième saison au service du troisième club le plus titré du Portugal. Pourtant, cette saison, le natif de Mirandela semble jouer gros.
Des débuts rêvés avec les Verdes e Brancos
Après une carrière de joueur loin des projecteurs, dans les divisions inférieures du football portugais, Rui Borges s’est révélé en tant qu’entraîneur, où il a fait ses armes en deuxième division. Il a ensuite eu l’opportunité de faire ses premiers pas en première division au service de Moreirense lors de la saison 2023-2024. Il y réalise un travail exceptionnel en terminant à la sixième place du classement. Égalant le meilleur classement de l’histoire du club, cette performance lui permet d’accéder, la saison suivante, à un niveau d’exigence supérieur avec le Vitória SC.
Arrivé dans une formation sportivement instable depuis quelques années, il parvient à obtenir des résultats concluants en championnat, mais également en Ligue Conférence, en se qualifiant directement pour les huitièmes de finale. Après des débuts prometteurs avec les Conquistadores, le Sporting CP s’attache les services de l’entraîneur portugais lors du mercato hivernal, à la suite des débuts catastrophiques de João Pereira, qui avait pris la succession de Rúben Amorim, parti à Manchester United.
Arrivé dans un contexte délicat et sous une forte pression, Rui Borges réalise une deuxième partie de saison rêvée en décrochant le championnat et la Coupe du Portugal. Un exploit qui s’est toutefois rapidement estompé au fil des mois.
Une finale perdue qui l’a fragilisé
Après avoir réalisé un doublé historique avec les Leões en seulement quelques mois à la tête de l’équipe, Rui Borges aborde la saison suivante avec confiance et l’ambition de défendre les titres conquis. Désormais attendue au tournant, l’écurie lisboète tient son rang tout au long du championnat, mais cela ne suffit pas pour déloger le FC Porto de la première place. Battus en championnat par une équipe de Porto beaucoup plus régulière dans la course au titre, les hommes de Rui Borges réalisent néanmoins une très belle campagne en Ligue des champions, en atteignant les quarts de finale.
Malgré ce parcours européen très positif, l’entraîneur de 48 ans vit l’un des moments les plus difficiles de l’histoire récente du Sporting CP en s’inclinant en finale de la Coupe du Portugal face à Torreense, pensionnaire de deuxième division. Une défaite qui a vraisemblablement fragilisé son statut.
Après une saison sans titre, le Sporting CP connaît un mercato estival marqué par plusieurs départs importants, notamment ceux du capitaine danois Morten Hjulmand et de l’international portugais Francisco Trincão, ainsi que par de nombreuses arrivées. Avec beaucoup d’interrogations autour de l’équipe, le technicien portugais a déjà perdu six points lors de ses sept premières journées de championnat.
Pour Trivela.fr, son ancien adjoint à l’Académica Coimbra, Fernando Alexandre, est revenu sur la saison dernière et les difficultés rencontrées lors de ce début de championnat : « Le SCP a réalisé un parcours en Ligue des champions digne des meilleurs clubs européens, avec d’excellentes prestations. Une défaite comme celle de la finale de la Coupe face à un adversaire d’une division inférieure (bien que celui-ci soit de qualité) laisse un goût amer. Si l’on ajoute à cela un début de championnat marqué par des points perdus contre des équipes plus modestes — alors que les concurrents directs, eux, ne trébuchent pas —, un sentiment de méfiance commence à s’installer. Toutefois, Rui Borges a déjà prouvé qu’il avait la compétence nécessaire pour redresser la barre. N’oublions pas qu’en Ligue des champions, le bilan est d’un match pour trois points. »
Il poursuit : « Il est vrai que le SCP a connu de nombreux mouvements d’effectifs, ce qui fragilise l’équipe en matière de régularité et de solidité. Mais le SCP se doit toujours de gagner ; c’est une exigence propre aux grandes équipes ! Rui Borges en est conscient et est le premier à vouloir enchaîner les victoires pour bâtir cette régularité. »
Conforté il y a quelques jours par son président, Frederico Varandas, l’ancien entraîneur de Mirandela semble toutefois disposer d’une marge d’erreur limitée pour la suite de la saison. Il devra trouver la bonne dynamique afin de permettre à son équipe de retrouver la régularité qui faisait sa force. Le choc à Braga, ce vendredi soir à 21h15, pourrait bien agir comme un tournant dans l’aventure de l’entraîneur portugais chez les Lions.
Crédit photo : Carlos Rodrigues/Getty Images
Grand amateur de football en général mais surtout de football portugais, Alexis a été baigné dans cette ferveur lusitanienne tout au long de sa jeunesse, entre rires, joie et tristesse. Attiré par le beau jeu et les nouveaux talents, il observe attentivement les différents championnats nationaux : de la Liga Bwin à la III Liga.




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