Champion d’Europe avec le Portugal en 2016, Adrien Silva n’a disputé qu’une seule Coupe du monde au cours de sa carrière. Huit ans après le Mondial 2018 en Russie, l’ancien milieu de terrain est revenu, pour A Bola, sur cette expérience unique, marquée par de fortes émotions et un parcours semé d’embûches.
Un Mondial qu’il a cru manquer
La participation d’Adrien Silva à la Coupe du monde 2018 n’avait rien d’une évidence. Quelques mois auparavant, le milieu portugais traversait une période particulièrement compliquée à Leicester.
Transféré du Sporting CP à l’été 2017, il avait été privé de compétition pendant plusieurs mois en raison d’un incroyable problème administratif : son enregistrement auprès de la FIFA était arrivé avec seulement 14 secondes de retard.
Une situation qui avait mis en péril son rêve de participer à un Mondial. « Bien sûr que j’ai eu peur de manquer la Coupe du monde. C’est pour cela que ce Mondial a eu encore plus de valeur pour moi. Ce qui me faisait vibrer, c’était de jouer pour la sélection. J’avais le sentiment que cet objectif pouvait s’envoler à cause de choses qui n’étaient pas sous mon contrôle, et c’était extrêmement frustrant », a-t-il confié.
« Représenter le Portugal était un rêve »
Malgré cette saison perturbée, Fernando Santos lui a maintenu sa confiance et l’a intégré à la liste des 23 joueurs pour la Russie. Pour Adrien Silva, porter le maillot portugais lors de la plus grande compétition internationale reste l’un des moments les plus marquants de sa carrière.
« Ce que l’on vit dans une Coupe du monde reste gravé pour toujours. Représenter le Portugal dans la plus grande compétition pour les sélections, c’est ce dont on rêve quand on est enfant. Pouvoir y participer était quelque chose de totalement irréel. »
L’émotion de l’hymne et le souvenir de sa famille
Né en France de parents portugais, Adrien Silva a toujours entretenu un lien très fort avec ses origines. À chaque apparition sous le maillot national, l’émotion était particulière.
Le milieu de terrain explique que l’écoute de l’hymne portugais lui rappelait immédiatement les sacrifices réalisés par sa famille. « Ce n’était pas seulement mon histoire, c’était celle de toute ma famille. Chaque fois que j’entendais l’hymne, je pensais à mes proches et à mes grands-parents qui ont dû faire de nombreux sacrifices en quittant le Portugal pour s’installer en France. »
« Cela provoque énormément d’émotions dans des moments comme ceux-là », ajoute-t-il.
Une fierté personnelle et familiale
Au-delà de l’aspect sportif, Adrien Silva considère son parcours jusqu’à la sélection comme une récompense pour toutes les difficultés surmontées au fil des années. « Oui, c’était une immense fierté. Le chemin a été très long pour arriver jusque-là. Avant de représenter le Portugal, il a fallu franchir de nombreux obstacles et remporter beaucoup de batailles. »
Même si le Portugal avait été éliminé dès les huitièmes de finale par l’Uruguay (2-1), cette Coupe du monde reste un souvenir indélébile pour l’ancien champion d’Europe, qui a pu réaliser le rêve de toute une vie tout en rendant hommage au parcours de sa famille.
Alexandre Ribeiro a lancé le site Trivela.fr en 2019 et le dirige aujourd’hui aux côtés de ses collaborateurs. Passionné par le football portugais dans son ensemble, et notamment par l’équipe nationale portugaise, c’est avec toute son énergie et son implication qu’il fait vivre ce média de façon quotidienne.




Laisser un commentaire
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.