Plus d’un an après la disparition de Diogo Jota, Andy Robertson est revenu sur l’immense choc vécu par Liverpool. Pour le défenseur écossais, la mort de son ami a profondément marqué le vestiaire, au point de rendre le football presque secondaire pendant plusieurs mois.
Un drame qui a bouleversé tout un vestiaire
Le 3 juillet 2025, Diogo Jota et son frère André Silva perdaient la vie dans un accident de voiture en Espagne. À seulement 28 ans, l’attaquant portugais laissait derrière lui sa famille, ses proches, mais aussi un vestiaire de Liverpool profondément marqué par cette disparition brutale.
Parmi ceux qui ont été particulièrement touchés, Andy Robertson occupait une place particulière. L’Écossais, aujourd’hui joueur de Tottenham, était un ami proche de Jota et avait même assisté à son mariage quelques jours seulement avant le drame.
Invité dans l’émission « The Overlap », Robertson a raconté avec émotion le contraste insupportable entre ces deux moments : « C’est l’une des choses les plus difficiles que l’on puisse vivre : le voir lors du jour le plus heureux de sa vie, puis la semaine suivante, voir sa famille brisée. »
Pour le latéral, le deuil a également pesé sur les performances de Liverpool lors de la saison suivante. Les Reds, pourtant champions en titre, ont terminé à la cinquième place du championnat.
« On se fichait du football »
Au-delà des résultats, c’est surtout l’état d’esprit du groupe qui avait été profondément affecté. Robertson reconnaît que Liverpool avait perdu une partie de sa combativité et de sa détermination. « À certains moments, on se demandait : “À quoi bon ?” Ce n’était pas juste un footballeur pour nous. C’était un coéquipier, un ami. Il était tout pour nous. C’était incroyablement difficile », raconte-t-il.
Le traumatisme était tel que même l’arrivée de nouveaux joueurs n’a pas immédiatement permis au club de retrouver une atmosphère normale. Florian Wirtz et Alexander Isak avaient rejoint Liverpool avec de grandes attentes, mais découvraient un vestiaire encore profondément marqué par le drame. « Les nouvelles recrues arrivaient dans un club dévasté », explique Robertson. Selon lui, les nouveaux venus ont eu besoin de plusieurs mois pour véritablement s’intégrer, tant le groupe était encore sous le choc. « On était comme des fantômes. On se fichait du foot parce qu’on venait de perdre un de nos meilleurs potes dans le vestiaire. »
Des mots qui illustrent la dimension du traumatisme vécu par Liverpool. Pour les Reds, la disparition de Diogo Jota n’a donc pas seulement représenté la perte d’un joueur important : elle a bouleversé un groupe d’hommes, dont certains ont dû continuer à jouer alors que leur priorité, pendant un temps, était simplement de faire face au deuil.
Crédit photo : Clive Mason/Getty Images
Alexandre Ribeiro a lancé le site Trivela.fr en 2019 et le dirige aujourd’hui aux côtés de ses collaborateurs. Passionné par le football portugais dans son ensemble, et notamment par l’équipe nationale portugaise, c’est avec toute son énergie et son implication qu’il fait vivre ce média de façon quotidienne.




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